Le calage de l'allumage a été réalisé avec l'aide de ce vieil engin appelé "peugeot test", il permet de définit précisément l'ouverture des rupteurs. Le comparateur quant à lui a servi à définir le PMH (Point Mort Haut), le disque gradué collé sur le volant magnétique permet de régler l'avance à l'ouverture et est, comme son nom l'indique gradué en degré. Dans le cas de ce moteur de V5A, l'avance à l'allumage est de 19° (tous les moteurs de vespa n'ont pas la même avance, en fonction des modèles, des années etc ...)
Pour gagner du temps j'ai tracé ou plutôt "frappé" des repères de positions (PMH et 19°) de façon à ne pas avoir à tout ressortir l'attirail dans le futur. La bobine HT externe a du être remplacée, le fil allant à l'antiparasite ayant son isolant fortement réduit par endroit. Je pensais changer le fil, mais il est solidaire de la bobine et ne se démonte pas !!! Et une bobine, une !!!
Le début ...
Nous avons mis un certain temps pour trouver une base saine, et c'est important de ne pas se jeter sur la première vespa trouvée ... A droite, 2 photos de la vespa avant son démontage.
Durant cette étape, il faut s'armer de patience, car on a vite fait de passer un heure ou deux juste pour défaire un écrou dans une zone sensible ... du dégrippant, de la délicatesse, de temps en temps si on a suffisament de place, et que tout est grippé, un coup de dremel et on tronçonne l'ecrou récalcitrant !
Ce modèle à 3 vitesses, fait partie des premières séries construites en 1963. Les modèles V5A furent très populaires, car ils pouvaient être conduit sans permis de conduire du fait de sa cylindrée de 49,9 cm3. En France, les moins de 50 cm3 étaient considérés comme des "cyclomoteurs" donc en vertu de la législation, ces vespas furent agrémentées de pédales.
La gamme des 50 subira beaucoup de modifications au cours des années et des pays dans lesquels elle était importée.
Hormis ce V5A à trois vitesses et à jantes pleines dont les roues sont du 2,75x8, il y aura aussi une version "50 Special" qui elle aura quatre vitesses et des roues de 3,00x10.
Allez, on démonte !
Et oui, pour restaurer, il faut commencer par la phase démontage. Cette phase est importante, car il faut bien penser en démontant qu'un jour il faudra remonter, et pas forcément tout de suite ... donc si on veut bien se souvenir de quelle pièce va où, et quelle couleur de fils pour les branchement etc ... il est conseillé de ne pas hésiter à faire un paquet de photos étapes par étapes (emplacement des gaines, correspondance des couleurs de fils du daisceau electrique, etc ... ça sera votre mémoire de remontage. De même, il est préférable de démonter méthodiquement sous groupe par sous groupe, et préparer des sachet plastique pour ranger la visserie groupe par groupe, en notant sur les sachets l'origine des vis.
Voici les photos du démontage de ce 50cc :
Le moteur
J'ai pas mal miséré en fait pour le remontage de ce (petit) moteur. Plus habitué aux moteur de grosses coque (sprint, GTR, PX etc ...) j'ai finalement découvert au fur et à mesure l'ordre de montage (il m'a fallu par exemple redémonter l'arbre de transmission pour faire rentrer la cloche d'embrayage ... et ça a été comme ça tout du long !) ... enfin, voici les photos :
Voilà, le moteur est bien avancé, après quelques petites galères ... reste la refaction du carburateur (nettoyage et pochette de joints à changer) montage de la bobine HT, pipe admission, coiffe, tambour AR ...
Enfin, la suite prochainement en images !
..........
Presque 2ans plus tard, le remontage !
Voilà, cela fait quasiment 2 années que la vespa a été acheté, le temps de démonter, classer, acheter les pièces neuves, sablage des éléments de carrosserie, ponçage et peinture par un carrossier, le remontage de la vespa commence. J'ai démarré par le remontage du moyeu avant et de l'ensemble fourche suspension. Finalement un oubli de pièces dans la commande (joints en V et joints thoriques entre les cage à aiguille au niveau de l'axe de balancier, me font rapidement passer à la suite : le moteur !
Voici les photos :
Le beau petit carbu !
Il s'agit d'un Dell'Orto SHB16.10, pas vraiment sale en définitif, mais joints secs,écrasés, ... enfin bref ! Comme le reste du scooter il a eu droit à sa petite restauration lui aussi : démontage complet, un bon décrassage de tous les éléments y compris de la boite filtre à air, remplacement du pointeau et de toute la batterie de joints fournit dans la pochette Dell'Orto prévue à cet effet.
C'est pas du gros travail, mais un carbu propre et fiable, comment dire ... c'est important pour la santé du moteur !
Allez, assez de blabla et place aux images :
Tout petit carbu pour ce 50cc !!!
On voit bien l'ecrasement de ce joint thorique ....
A gauche, récipient d'essence, et pinceau pour nettoyer les différents organes de ce carburateur.
Une Vespa 50 pour Sarah !
Une passion, ça se transmet !
En effet, voici la vespa 50 de Sarah, une jeune amie qui va pouvoir rouler non pas cheveux aux vents (Eh oui, le casque oblige !), mais au guidon de cette Vespa 50 de 1965, modèle français à pédales (absentes), en boite 3 vitesses.
Le scooter sera entièrement démonté et restauré, car même s'il a l'air propre sur les photos, la peinture donne une aspect peau d'orange et est de toute façon passée. La base est bonne, pas de corrosion, tout est complet ou presque, le moteur ne tourne pas, mais pas grave il sera complètement démonté et refait également. Le démontage débute avec le Did' (le papa de Sarah !) quelques semaines après l'achat de la Vespa.
Ci dessous, tous les organes propres, joints neufs, prêt pour le remontage.